11 janvier 2022

Une étude de Dominic Larivière s’inscrit dans le «Top 5 des découvertes scientifiques de l’année 2021» du journal Le Soleil

On les retrouve dans les médicaments, les peintures et même la nourriture. Pourtant, les nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) sont difficiles à mesurer dans les fluides corporels. Évaluer les effets toxiques de cette substance sur la santé représente ainsi un défi, mais un défi qui se décomplexifie davantage grâce à une étude publiée dans «Analytical and Bioanalytical Chemistry» par Dominic Larivière et Ciptian-Mihai Cirtiu.

Mise en lumière dans une série d’articles du journal Le Soleil intitulée «Top 5 des découvertes scientifiques», cette étude de Dominic Larivière, professeur au Département de chimie à l’Université Laval et coauteur de l’étude, explique dans celle-ci une méthode qui permet de détecter le TiO2 en le mesurant sous la forme de nanoparticules. L’oxyde de titane étant composé d’une masse de calcium et de titane presque identique, l’analyse de sa concentration dans les fluides corporels est difficile puisque le calcium est omniprésent dans ceux-ci. Dominic Larivière, Ciptian-Mihai Cirtiu, conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique (INSPQ) et coauteur de l’étude, ainsi que Samantha Salou, une doctorante qui est la première auteure de l’étude, ont adapté la technique de «spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif» afin de tirer profit d’un effet particulier des nanoparticules de TiO2. Celles-ci se rassemblent en «cristaux», ce qui permet de mieux distinguer le titane et le calcium, donc de mieux détecter ce dernier ainsi que le nombre de molécules de TiO2.

Cet ajout dans la littérature scientifique permettra d’approfondir cette méthode afin de pouvoir détecter les effets toxicologiques sur l’humain, puisque les études actuelles avaient été conduites sur des animaux.

Félicitations à Dominic Larivière et à ses collaborateurs pour cette étude!